Juriste d’entreprise

Expert en droit, le juriste d’entreprise protège les intérêts de son entreprise sur les plans fiscaux, commerciaux et sociaux. Il veille à ce que son employeur soit en conformité avec la loi, à travers le respect des normes de fabrication des produits, entre autres.

  • 45 413 € / an salaire moy. France, ref. GlassDoor
  • 6 600 professionnels Juristes France, ref. LinkedIn
  • 4 524 postes K1903 (code ROME), ref. Pôle Emploi France

C’est quoi un Jusriste d’entreprise ?

Contrairement au notaire, au juge ou à l’avocat, le juriste d’entreprise est encore peu connu du grand public.

Les dirigeants d’entreprise ne sont pas spécialisés en droit. Lorsqu’il faut faire signer un contrat ou appliquer la loi, ils recourent aux services du juriste. Véritable guide juridique, ce dernier évite tout litige ou souci avec la loi.

Le Juriste d’entreprise est également connu sous les noms suivants :

  • Juriste ;
  • Juriste-conseil d’entreprise ;
  • Juriste contentieux.

Le Juriste d’entreprise exerce en tant que salarié dans des structures de toutes les tailles, PME ou grandes entreprises, ainsi que dans les cabinets d’avocats. En effet, tous les secteurs d’activité font appel à ses services, les plus courants étant la finance, le tourisme, l’ingénierie, la défense, l’informatique, et les télécommunications. Il arrive aussi qu’il intervienne dans les secteurs de la chimie, de la mécanique, de la santé, de l’énergie, de l’eau ainsi que du luxe. En France, près de 15 870 juristes d’entreprise sont recensés. Les principaux employeurs sont les administrations et les structures de plus de 500 salariés.

Voici les postes du même secteur :

  • Avocat ;
  • Assistant parlementaire ;
  • Notaire ;
  • Commissaire aux comptes ;

Adapté aux personnes en situation de handicap

Quel est le rôle d’un Juriste d’entreprise  ?

Le rôle du Juriste d’entreprise est de garantir la sécurité juridique de la structure qui l’emploie. La conformité avec la loi est fon fer de lance : législations du travail, normes environnementales, dépôt de brevet, réglementation sur le commerce.

Quelles sont les tâches d’un Juriste d’entreprise ?

Les lois étant rarement carrées, le juriste d’entreprise peut être amené à jouer sur la législation sans jamais l’enfreindre.

Voici ses principales missions :

  • Renseigner l’entreprise sur les diverses procédures (mise en demeure, assignation en justice, conciliation pour résoudre un litige).
  • Informer les interlocuteurs sur toutes les questions d’ordre juridique associées à un contrat.
  • Effectuer des actes juridiques.
  • Prendre en charge la gestion des contentieux pour la société, qu’il concerne le domaine fiscal, bancaire ou prud’homme.
  • Assurer les négociations commerciales.
  • Dresser les actes de procédure, notamment la rédaction des assignations, la transmission des dossiers au juge.
  • Monter les dossiers de plaidoirie : récolte des documents, rédaction des conclusions, etc.
  • Protéger les intérêts de son client ou de l’entreprise sur un problème d’ordre juridique.

Concrètement, son quotidien se résume en plusieurs activités, à savoir :

  • La gestion des contentieux, consistant à :
  • Traiter les courriers de litige.
  • Personnaliser les réponses aux diverses réclamations téléphoniques.
  • Prendre en charge la constitution des dossiers : mettre en place les procédures d’assignation en justice, de mise en demeure…
  • Avancer des alternatives à l’amiable en ce qui concerne certains dossiers.
  • Gérer le contrôle des procédures judiciaires avec les avocats.
  • Formuler des recours.
  • Assurer le règlement d’éventuels litiges.
  • Si nécessaire, conseiller sur la nature des opérations à mener en justice (civil, pénal, commercial).

Le suivi et la veille juridique, c’est-à-dire :

  • Procéder à une veille juridique permanente concernant les activités de ses clients ou de la société, en restant à l’affût des changements de législation.
  • Effectuer une veille concurrentielle et économique visant à informer les directions opérationnelles sur les différentes pratiques des autres structures.
  • Recueillir les données essentielles auprès de la direction opérationnelle : réalisations en interne, veille concurrentielle, sources documentaires.

  • Collecter des réponses auprès des cabinets d’expertise concernant des sujets spécialisés.
  • Recourir à des bases de données juridiques associées aux activités spécifiques de la société.
  • La préparation des documents légaux, visant à :
  • Prendre en charge les demandes légales de façon à préserver la propriété intellectuelle de la société (copyright, droits d’auteur, enregistrement des estampilles auprès de l’Office de l’harmonisation dans le marché intérieur et de l’Institut national de la propriété industrielle.
  • Résoudre les problématiques juridiques associées à la propriété intellectuelle (noms de domaine, droit des marques, brevets).

La rédaction et le contrôle des contrats, c’est-à-dire :

  • Rédiger les différents baux commerciaux.
  • Participer à la rédaction des contrats dédiés aux fournisseurs et/ou clients, aux partenaires privés ou publics de la société.
  • Rédiger et actualiser une base de contrats types.
  • Rédiger les contrats associés à la propriété intellectuelle (droit des marques, brevets, noms de domaine…).
  • Soutenir les directions opérationnelles : rédaction d’accords-cadres, des contrats de partenariats, des conditions générales de vente, réponses aux appels d’offres…

L’accompagnement de l’équipe opérationnelle, consistant à :

  • Rédiger des recommandations juridiques et notes d’information pour les opérationnels de la structure de sorte à assurer la conformité avec les règlementations en vigueur.
  • Effectuer une activité de conseil et d’information auprès de la direction générale et des opérationnels, concernant des problématiques juridiques inhérentes aux projets (droit d’auteur, droit commercial, droit fiscal, droit communautaire, droit du transport…).
  • Organiser et conduire des actions de formation portant sur des thématiques juridiques inhérentes aux activités de la société.

Les associations des grands groupes peuvent également faire appel à des juristes en droit des sociétés, qui assurent :

  • La tenue des réunions et des assemblées ;
  • Le suivi juridique des différentes filiales
  • L’actualisation des informations associées à la vie sociale des diverses sociétés du groupe ;
  • La rédaction des procès-verbaux.

Comment devenir Juriste d’entreprise ?

Études, formations, qualités… voici les prérequis pour avoir un bon profil de Juriste.

Le poste de Juriste d’entreprise nécessite un excellent bagage juridique, notamment un niveau de formation BAC+5. Les recruteurs privilégient le plus souvent les profils ayant un double cursus, à savoir une spécialisation en droit ainsi qu’une formation complémentaire en gestion ou en comptabilité (DJCE). Le CAPA (certificat d’aptitude à la profession d’avocat) est également considéré.

Selon le secteur et le domaine de l’entreprise, les juristes peuvent être spécialisés en :

  • Droit des assurances ;
  • Droit bancaire ;
  • Droit immobilier ;
  • Droit de la construction ;
  • Droit des transports ;
  • Droit de la concurrence ;
  • Droit de l’énergie.

Les services juridiques peuvent en outre intégrer des juristes d’entreprise généralistes ou spécialisés en droit social, droit européen, droit fiscal ou droit des NTIC.

Voici quelques exemples de formation envisageables pour le poste de Juriste d’entreprise :

Niveau BAC+5
  • Master professionnel en droit des affaires
  • Master en droit (droit des affaires, droit de la propriété intellectuelle…)
  • M2/MBA Droit des Affaires et Management Gestion
  • Diplôme d’IEP (Institut d’études politiques)
  • Diplôme d’école de commerce
  • DJCE – Diplôme de juriste conseil d’entreprise
  • Master mention droit des assurances
  • Master mention droit public des affaires
  • Master mention droit social
  • Diplôme du programme grande école en management et gestion des entreprises
  • DU Diplôme de juriste conseil d’entreprise
  • Master mention droit de l’environnement et de l’urbanisme
Niveau BAC+6

Le MS (mastère spécialisé) juriste manager international

Le poste de Juriste est généralement accessible aux jeunes diplômés. Toutefois, les recruteurs apprécient davantage les jeunes cadres ayant au moins deux ans d’expérience en entreprise ou en cabinet d’avocat.

La formation en continu est à privilégier pour les demandeurs d’emploi, les professionnels en reconversion ou les étudiants en alternance souhaitant accéder au poste de Juriste. Pour acquérir les compétences clés de ce métier, First Education Online propose une gamme de formations innovantes en collaboration avec de Grandes Écoles de renom, à l’instar de l’ICCF@HEC Paris et Finance de Marché @ESCP Business School. Ces cours en ligne offrent une opportunité unique de comprendre les aspects de la gestion d’entreprise et d’assurer votre réorientation professionnelle. De plus, le groupe First Finance forme des milliers d’apprenants à la certification AMF et AMF Finance Durable.

Ce certificat a été conçu pour accompagner un large public impliqué dans les décisions financières de l’entreprise. Il leur fournit notamment une compréhension approfondie aussi bien sur le plan interne qu’externe. Le programme vise à développer trois compétences majeures en finance d’entreprise :

Analyse financière

●       Consulter et analyser les documents financiers, entre autres le tableau de flux de trésorerie, le bilan, et le compte de résultat ;

●       Calculer et appliquer les indicateurs clés spécifiques au métier ;

●       Établir un diagnostic global pertinent sur les finances de la structure.

Évaluation d’une entreprise 

●       Développer une compétence approfondie concernant les principales méthodes d’évaluation financière ;

●       Sélectionner et adapter les techniques d’évaluation en fonction des contextes spécifiques.

Prise de décisions en matière d’investissement et de financement

●       Prendre des décisions éclairées en s’appuyant sur des critères quantitatifs et qualitatifs ;

●       Maîtriser les outils financiers liés à la finance durable ;

●       Évaluer les conséquences des choix de financement et d’investissement sur la situation financière globale de l’entreprise.

En savoir plus https://first-education-online.com/fr/certificat/iccf-hec-paris-international-certificate-in-corporate-finance/

Le programme ICCF2@HEC Paris constitue un outil pour développer trois compétences clés en termes de politique financière d’entreprise, notamment :

  • Conduite d’opérations de fusions-acquisitions (« M&A ») : maîtriser l’évaluation, la négociation et la structuration, ainsi que la gestion des aspects liés aux offres publiques, acquérir une compréhension approfondie des principes du M&A, choisir un processus de cession ;
  • Gestion de la structure financière : comprendre l’équilibre du bilan, choisir et gérer les sources de financement par la dette, sélectionner les composantes clés du financement et effectuer des ajustements stratégiques au passif ;
  • Maîtrise de l’ingénierie financière inhérente aux opérations de haut de bilan : explorer les opportunités offertes par le private equity, optimiser la structure interne du groupe, lever et rembourser du capital, assurer une introduction en bourse réussie, améliorer la structure de l’actionnariat.

En savoir plus : https://first-education-online.com/fr/certificat/iccf2-hec-paris/

La formation en Finance de marché@ESCP Business School est un véritable tremplin pour acquérir les compétences fondamentales en finance de marché, à savoir :

  • Choisir les produits financiers les plus appropriés en comparant les caractéristiques des produits au comptant, des options et des dérivés fermes ;
  • Décrypter le rôle de chaque intervenant sur les marchés financiers et être en mesure d’interagir de manière professionnelle avec chacun d’entre eux ;
  • Mesurer les risques liés à l’évolution des produits financiers complexes et des marchés financiers associés ;
  • Comprendre et maîtriser les principes fondamentaux de la valorisation des différents instruments financiers ;
  • Mettre en œuvre des opérations de couverture des risques à l’aide de produits dérivés fermes et conditionnels ;
  • Comprendre la construction des produits structurés.

En savoir plushttps://first-education-online.com/fr/certificat/finance-de-marche-escp-business-school/

Chaque fournisseur de services d’investissement est chargé de garantir que certaines fonctions détiennent un ensemble commun de compétences et de connaissances essentielles à l’exercice de leur métier. Ces connaissances sont définies par des normes européennes et françaises dans le but de protéger les intérêts des clients.

Depuis 2010, le groupe First Finance a certifié plus de 27 000 individus à l’AMF. En outre, il propose la certification AMF Finance Durable, une nécessité pour les professionnels cherchant à acquérir une compréhension globale du cadre institutionnel et économique de la finance durable. Cette certification permet également d’appréhender les concepts fondamentaux et de développer une vision claire des produits et des méthodologies utilisés. Une fois certifié, vous serez en mesure de comprendre les besoins et les atteintes des clients. Vous leur présenterez alors des produits adaptés.

En savoir plus :

Les profils suivants peuvent évoluer vers ce poste :

  • Assistant juridique ;
  • Chargé de recouvrement ;
  • Fiscaliste ;
  • Contract manager ;
  • Fiscaliste ;
  • Juriste social ;
  • Ingénieur brevets.

Ces aptitudes professionnelles sont attendues d’un Juriste :

  • Sens de l’investigation et curiosité intellectuelle ;
  • Sens de l’écoute et de la communication ;
  • Pédagogie ;
  • Force de conviction et de proposition ;
  • Sens du détail ;
  • Sens du contact ;
  • Réactivité ;
  • Sens de l’argumentation ;
  • Sens du service ;
  • Capacité à travailler en simultanée sur de nombreux sujets.

Un bon Juriste d’entreprise doit être doté des qualités suivantes :

  • Esprit d’analyse et de synthèse ;
  • Esprit logique et rigueur ;
  • Qualités relationnelles ;
  • Disponibilité ;
  • Rapidité et organisation ;
  • Capacités d’adaptation ;
  • Pratique de l’anglais.

Salaire, part de marché, évolution de carrière, voici toutes les caractéristiques du profil de Juriste.

Combien gagne un Juriste ?

Plusieurs facteurs influent sur le niveau de revenu d’un Juriste, à savoir le nombre d’années d’expérience et la structure de l’entreprise.

Quel est le salaire mensuel d’un Juriste ?

Le salaire d’un Juriste junior est compris entre 2 000 et 3 000 euros brut par mois. Un Responsable juridique peut espérer toucher entre 4 230 euros à 5 870 euros brut mensuels.

Quel est le salaire annuel d’un Juriste ?

La rémunération brute annuelle d’un Juriste est comprise entre 31 000 euros et 60 000 euros brut.

 

La profession de Juriste d’entreprise connaît un grand succès. En effet, les profils détenant les bons diplômes profitent à l’heure actuelle d’un taux d’insertion professionnelle élevée. Il va sans dire que les entreprises font de plus en plus appel à ces spécialistes du droit pour régler leurs litiges sans complications.

En 2017, le nombre de juristes d’entreprise en France s’élevait à près de 17 000. Alors que l’emploi global dans le pays enregistre une croissance de 2,7 %, la profession a connu une augmentation significative de 7 % par rapport à l’année 2010.

En 2019, le nombre d’annonces de recrutement dans le domaine juridique (avocats et juristes, à l’exclusion des stages) a atteint environ 25 300 annonces en France, provenant de quelque 6 000 firmes. Ces annonces étaient diffusées à travers divers supports (agences, web et presse), à l’exclusion des cabinets de recrutement et d’intérim, qui ont totalisé 51 500 annonces (avec celles des cabinets).

Le métier de Juriste d’entreprise ouvre à de nombreuses perspectives de carrière, dont les postes suivants :

  • Responsable juridique ;
  • Directeur juridique ;
  • Directeur des Ressources Humaines (avec une spécialisation en droit du travail).

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