Fiscaliste

Stratégiques, les décisions fiscales concernent tous les secteurs d’activité. Intervenant à mi-chemin entre la finance et le droit, le fiscaliste choisit les bonnes options pour limiter le montant des impôts. Quid du métier ?

  • 49 315 € / an salaire moy. France, ref. GlassDoor
  • 1 800 professionnels Fiscalistes France, ref. LinkedIn
  • 4 468 postes K1903 (code ROME), ref. Pôle Emploi France

C’est quoi un Fiscaliste ?

Définitions, autres appellations, métiers similaires, voici les essentiels à retenir sur cette profession.

Par définition, le Fiscaliste est un expert du droit fiscal. Il est chargé de mettre en place une stratégie fiscale optimale, visant à réduire les fiscales d’une entreprise. En outre, il veille à la bonne application du cadre fiscal et juridique, conformément à la règlementation en vigueur.

Le Comptable, quant à lui, gère la comptabilité d’une entreprise. Son travail est la tenue des comptes pour sa clientèle.

Dans d’autres contextes, le Fiscaliste est connu sous les dénominations suivantes :

  • Responsable juridique et fiscal
  • Responsable fiscal
  • Consultant fiscaliste/en droit fiscal
  • Responsable comptable et fiscal
  • Comptable fiscaliste
  • Juriste en droit fiscal

Les principaux employeurs des Fiscalistes sont principalement les PME, les grandes sociétés, notamment avec une dimension internationale. Les cabinets spécialités en fiscalité sollicitent également leurs services. En effet, la fiscalité constitue un véritable enjeu financier pour les acteurs économiques. De plus, le droit fiscal évolue constamment, sans compter les différences de régime d’un pays à un autre.

Les Fiscalistes peuvent exercer, soit en tant que salariés, soit comme consultants dans un cabinet d’expertise ou à son compte.

Voici les emplois proches d’un Fiscaliste :

  • Analyste financier
  • Conseiller financier
  • Consolideur financier
  • Directeur des finances
  • Directeur des paiements

Adapté aux personnes en situation de handicap

Quel est le rôle d’un Fiscaliste ?

La politique fiscale influe largement sur les choix des entreprises. Juriste spécialisé en matière fiscale, le Fiscaliste accompagne ces dernières dans leurs choix stratégiques. L’objectif : payer en toute légalité, le moins d’impôts possible. En tant que contribuable, le Fiscaliste veille au respect des obligations fiscales et comptables ainsi qu’aux règles associées aux taxes et impôts.

Quel est le travail d’un Fiscaliste comparé à celui d’un comptable ?

Pour les entreprises, la législation évolue rapidement sur le plan fiscal. Les changements sont souvent difficiles à anticiper. Pourtant, ils influent directement sur la gestion financière des sociétés. D’où la nécessité d’un professionnel expert en droit fiscal, en l’occurrence le fiscaliste.

Selon le Code Rome K1903, ce conseiller s’assure du bon fonctionnement des sociétés sur le plan fiscal et juridique. Sa fonction consiste à protéger les intérêts des entreprises sur certains dossiers à travers des solutions fiscales pertinentes. Il les aide à réduire leurs charges fiscales, toutefois, conformément à la législation en vigueur. Il joue également un rôle de conseiller sur les projets d’envergure, comme les opérations d’acquisition, de fusion ou de restructuration. Lors d’un contrôle judiciaire, ce professionnel doit assurer la défense des intérêts de l’entreprise et éviter le redressement fiscal.

 

Professionnels accrédités, les comptables sont affectés à l’élaboration d’états financiers pour le compte d’une entreprise. Ils préparent une série de documents, reflétant entre autres une image fidèle de sa santé financière. Ces professionnels assurent la comptabilité d’une structure ou d’entrepreneurs pour de multiples raisons, dont la prise de décision. Dans le cadre d’un emprunt, les états financiers constituent une donnée précieuse pour les banques/caisses. En renseignant sur les entrées de fonds, les passifs et les actifs de l’entreprise, ils permettent d’évaluer sa solidité financière. Ils serviront de base pour différents calculs afin de connaître entre autres la capacité de remboursement de l’entité.

En somme, le Comptable est plutôt assimilé au généraliste des finances d’une entreprise.

Quelle sont les missions d’un Fiscaliste ?

Voici les principales missions d’un Fiscaliste :

Gestion du risque fiscal et audit fiscal :

  • Assurer la conformité fiscale des opérations courantes aux différentes législations et à la loi française. Décrypter les particularités fiscales. Veiller au règlement des impôts ainsi que des prélèvements obligatoires (taxes fiscales, cotisations fiscales, etc.).
  • Évaluer les éventuels risques fiscaux (sanctions, manquement à la loi) des actions futures ainsi que leurs répercussions légales et comptables.
  • Mettre en place un contrôle fiscal, éviter un redressement fiscal potentiel.
  • Évaluer les impacts des normes internationales sur les différents comptes de l’entreprise.
  • Informer sur les transactions effectuées (concernant par exemple le prix de transfert) et sur les positions prises. Le but étant qu’elles répondent aux obligations légales ou deviennent facilement accessibles lors de contrôles fiscaux ultérieurs ou d’un audit

Fonction-conseil auprès de la direction et des services :

  • Participer à la mise en place d’une bonne gouvernance : aiguiller les services, renseigner les opérationnels (financiers, comptables, juristes), les informer sur les différents enjeux fiscaux.
  • Prendre en charge les déclarations fiscales (impôts sur le revenu, impôts sur les sociétés, cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises, cotisation foncière des entreprises) : assurer le suivi des dossiers et la gestion des contentieux.
  • Effectuer le reporting externe des diverses opérations à transférer aux administrations fiscales.
  • Organiser et conduire des formations dédiées à la culture fiscale ou des thématiques complexes, comme le dispositif Base Erosion and Profit Shifting (BEPS), le prix de transfert, la contribution économique territoriale, les normes internationales IFRS, le résultat comptable ou le résultat fiscal.
  • En ce qui concerne les projets ou les opérations, avancer des stratégies propices à des options fiscales optimales (allègements fiscaux, fiscalité directe ou indirecte, crédits d’impôt).

Communication interne et veille juridique :

  • Procéder quotidiennement à une veille juridique en matière de droit fiscal (jurisprudence, règlements, lois, contentieux).
  • Assurer le suivi des directives européennes et leur exécution au niveau national.
  • Procéder au traitement des informations suivant leur pertinence, étudier les nouvelles dispositions juridiques, prévoir les changements potentiels.
  • Communiquer les résultats des analyses sur des supports internes : note de synthèse, conclusion, newsletter fiscale, etc.

Des activités éventuelles peuvent s’y ajouter selon le secteur d’activité du Fiscaliste :

  • Élaborer des outils de reporting efficaces, visant à fiabiliser les différents comptes des filiales et améliorer la prévision fiscale.
  • Effectuer la présentation fiscale annuelle auprès du comité d’audit.
  • Assurer la défense de l’entreprise devant les tribunaux.
  • Instaurer une veille internationale, respecter les directives européennes et veiller à leur bonne application sur le plan national.

Gestion du risque fiscal et audit fiscal :

  • Assurer la conformité fiscale des opérations courantes aux différentes législations et à la loi française. Décrypter les particularités fiscales. Veiller au règlement des impôts ainsi que des prélèvements obligatoires (taxes fiscales, cotisations fiscales, etc.).
  • Évaluer les éventuels risques fiscaux (sanctions, manquement à la loi) des actions futures ainsi que leurs répercussions légales et comptables.
  • Mettre en place un contrôle fiscal, éviter un redressement fiscal potentiel.
  • Évaluer les impacts des normes internationales sur les différents comptes de l’entreprise.
  • Informer sur les transactions effectuées (concernant par exemple le prix de transfert) et sur les positions prises. Le but étant qu’elles répondent aux obligations légales ou deviennent facilement accessibles lors de contrôles fiscaux ultérieurs ou d’un audit

Fonction-conseil auprès de la direction et des services :

  • Participer à la mise en place d’une bonne gouvernance : aiguiller les services, renseigner les opérationnels (financiers, comptables, juristes), les informer sur les différents enjeux fiscaux.
  • Prendre en charge les déclarations fiscales (impôts sur le revenu, impôts sur les sociétés, cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises, cotisation foncière des entreprises) : assurer le suivi des dossiers et la gestion des contentieux.
  • Effectuer le reporting externe des diverses opérations à transférer aux administrations fiscales.
  • Organiser et conduire des formations dédiées à la culture fiscale ou des thématiques complexes, comme le dispositif Base Erosion and Profit Shifting (BEPS), le prix de transfert, la contribution économique territoriale, les normes internationales IFRS, le résultat comptable ou le résultat fiscal.
  • En ce qui concerne les projets ou les opérations, avancer des stratégies propices à des options fiscales optimales (allègements fiscaux, fiscalité directe ou indirecte, crédits d’impôt).

Communication interne et veille juridique :

  • Procéder quotidiennement à une veille juridique en matière de droit fiscal (jurisprudence, règlements, lois, contentieux).
  • Assurer le suivi des directives européennes et leur exécution au niveau national.
  • Procéder au traitement des informations suivant leur pertinence, étudier les nouvelles dispositions juridiques, prévoir les changements potentiels.
  • Communiquer les résultats des analyses sur des supports internes : note de synthèse, conclusion, newsletter fiscale, etc.

Des activités éventuelles peuvent s’y ajouter selon le secteur d’activité du Fiscaliste :

  • Élaborer des outils de reporting efficaces, visant à fiabiliser les différents comptes des filiales et améliorer la prévision fiscale.
  • Effectuer la présentation fiscale annuelle auprès du comité d’audit.
  • Assurer la défense de l’entreprise devant les tribunaux.
  • Instaurer une veille internationale, respecter les directives européennes et veiller à leur bonne application sur le plan national.

Comment devenir Fiscaliste ?

Le poste de Fiscaliste exige un certain niveau d’études et des qualités appropriées.

Pour exercer en tant que Fiscaliste, il est impératif d’avoir un certain niveau de diplômes et de bonnes aptitudes professionnelles.

Le Fiscaliste exerce une profession hautement technique, supposant ainsi de longues études. Ce parcours se dédie aux titulaires d’un Master 1 ou Master 2. Les cursus qui donnent accès à ce métier se concentrent en droit fiscal, en droit des affaires, et en comptabilité. Intégrer une école de commerce est de ce fait l’idéal.

Après l’obtention du Master 1, les candidats doivent intégrer le centre régional de formation à la profession d’avocat (CRFPA) pour obtenir le CAPA. Ce certificat d’aptitude à la profession d’avocat est délivré après 18 mois d’études qui alternent cours théoriques et pratiques sur terrain.

Voici des exemples de formation d’un Fiscaliste :

  • Master finances
  • Master droit fiscal
  • Diplôme d’école de commerce
  • Diplôme de juriste-conseil d’entreprise (DJCE)

Le poste de Fiscaliste n’est pas accessible dès la fin des études. Les candidats doivent encore intégrer un CAPA.

L’alternance constitue une voie possible pour accéder au poste de Fiscaliste. Dans ce domaine, First Finance et ses partenaires, notamment de Grandes Écoles renommées, comme l’ICCF@HEC Paris et Finance de Marché @ESCP Business School, sont une valeur sûre. Elles proposent un panel de formations innovantes, permettant d’acquérir les compétences nécessaires au métier. Ces cours proposés en ligne vous offrent l’opportunité de cerner les aspects de la gestion et la finance d’entreprise, et de réussir votre réorientation professionnelle. Chaque année, le groupe First Finance forme en outre plusieurs milliers d’apprenants à la certification AMF et AMF Finance Durable.

Le certificat ICCF@HEC Paris a été conçu pour satisfaire les besoins de compréhension et d’action d’un éventail de public impliqué dans les décisions financières de la société, que ce soit d’un point de vue interne ou externe.

Ce programme constitue un véritable allié pour assimiler trois compétences essentielles en finance d’entreprise :

Analyse financière

  •   Analyse globale et pertinente des finances des entreprises ;
  •   Révision et étude des pièces financières de l’entreprise (compte de résultat, bilan, tableau de flux) ;
  •   Calcul et application des indicateurs clés des équilibres financiers servant dans la profession.

Évaluation d’une entreprise

  •   Maîtrise des principales méthodes reconnues pour évaluer financièrement une entreprise ;
  •   Sélection et mise en œuvre des techniques d’évaluation les plus pertinentes selon les cas rencontrés (secteurs, taille d’entreprises, etc.).

Prise de décisions d’investissement et de financement

  •   Mesure de l’impact des choix sur la situation financière de l’entreprise ;
  •   Décisions basées sur des critères de jugement, quantitatifs et qualitatifs, utilisés par le métier ;
  •   Maîtrise des outils financiers liés à la finance durable.

En savoir plushttps://first-education-online.com/fr/certificat/iccf-hec-paris-international-certificate-in-corporate-finance/

Le certificat ICCF2@HEC Paris permet de développer trois des piliers fondamentaux en politique financière d’entreprise :

Pilotage d’opérations de fusions-acquisitions (“M&A”)

  •   Sélectionner le processus de cession adapté ;
  •   Saisir les fondements du M&A ;
  •   Savoir maîtriser, valoriser, structurer et négocier les offres publiques, etc.

Gestion de la structure financière

  •   Choisir et gérer ses financements en dette ;

Cerner l’équilibre du bilan et sélectionner les principales composantes de son financement ;

  •   Restructurer son passif.

Maîtrise de l’ingénierie financière inhérente aux opérations de haut de bilan

  • Réformer la structure interne de son groupe ;
  • Lever et rendre du capital ;
  • Réviser la structure de son actionnariat ;
  • Se tourner vers le private equity ;
  • Procéder à une introduction en bourse réussie.

En savoir plus : https://first-education-online.com/fr/certificat/iccf2-hec-paris/

La formation Finance de Marché@ESCP Business School conduit à la maîtrise de compétences essentielles en finance de marché suivantes :

  •   Connaissance approfondie des bases de valorisation des instruments financiers ;
  •   Identification du rôle de chaque intervenant sur les marchés financiers et interaction professionnelle ;
  •   Compréhension de la construction des produits structurés ;
  •   Choix des produits financiers après comparaison des spécificités des produits cash, des options et des dérivés fermes ;
  •   Appréciation des risques associés à l’évolution des produits financiers complexes et des marchés financiers associés ;
  •   Mise en œuvre d’opérations de couverture des risques avec des produits dérivés fermes et conditionnels.

En savoir plushttps://first-education-online.com/fr/certificat/finance-de-marche-escp-business-school/

Tout prestataire de services d’investissement a l’obligation de s’assurer que certaines fonctions jouissent d’un ensemble commun de compétences et de connaissances nécessaires à l’exercice de leur profession. Ces compétences sont encadrées par des normes européennes et françaises, et protègent les intérêts des clients.

Le groupe First Finance a certifié plus de 27 000 personnes à l’AMF depuis 2010. De plus, le groupe propose la certification AMF Finance, dédiée aux professionnels souhaitant acquérir une culture générale du cadre institutionnel et économique du monde de la finance durable. Ces connaissances constituent en outre des alliées pour appréhender les concepts essentiels et disposer d’une grille de lecture des méthodologies et produits utilisés.

Après l’obtention de la certification, vous serez capable de décrypter les préférences des clients et de leur proposer des produits en phase avec leurs besoins.

En savoir plus :

Voici les professions qui conduisent à ce poste :

  • Assistant juridique
  • Juriste

Un bon Fiscaliste doit posséder les aptitudes professionnelles suivantes :

  • Sens de la communication et de l’écoute
  • Curiosité intellectuelle
  • Rigueur dans la collecte et la prise en charge des données
  • Pédagogie
  • Capacités rédactionnelles
  • Prise de recul
  • Résistance au stress

Les recrutent recherchent généralement les qualités suivantes chez un Fiscaliste :

  • Esprit de synthèse et d’analyse
  • Aisance relationnelle
  • Réactivité, créativité
  • Adaptabilité et disponibilité
  • Résistance au stress

Salaire, formations, évolution de carrière, voici les principales caractéristiques de cette profession dans les offres d’emploi.

Combien ça coûte un Fiscaliste ?

De nombreux facteurs déterminent le salaire, notamment la structure de l’entreprise, le nombre d’années d’expérience ou encore l’ancienneté.

Quel est le salaire mensuel d’un Avocat fiscaliste ?

Le salaire d’un Fiscaliste est très attractif. Les jeunes diplômés perçoivent environ 2 900 euros brut mensuels.

Quel est le salaire annuel d’un Juriste fiscaliste ?

Le salaire médian d’un Fiscaliste est de 42 000 euros brut annuels. Sur le territoire français, ce niveau de revenu est annuellement revalorisé de 10 à 15 %. Une réévaluation à la hausse est observée dans les cabinets anglo-saxons.

Les débouchés sont nombreux sur le marché de l’emploi, tant pour le statut de salarié que pour celui des indépendants dans les cabinets-conseils. Vecteurs de profits réels, ces experts peuvent même générer près de 300 millions d’euros de chiffres d’affaires.

Les métiers du droit et de la justice regroupent près de 170 000 professionnels en France. En 2019, le nombre d’offres d’emploi dans le domaine juridique (avocats et juristes, à l’exclusion des stages) s’élevait à près de 25 300 annonces en France, issues de quelque 6 000 firmes.

Le parcours type d’un Fiscaliste en début de carrière est de se forger auprès de ses pairs, d’étoffer son réseau de clients et d’enrichir ses connaissances. Ensuite, il a la possibilité de valoriser ses acquis au niveau du service fiscal et juridique d’une grande société ou même de créer son propre cabinet.

Un Fiscaliste évolue ainsi différemment selon son cadre de travail.

  • En cabinet : après un certain nombre de dossiers traités, le Fiscaliste peut devenir associé au sein de la structure. Ainsi, il participe à la prise de décisions stratégiques et touche des intéressements financiers.
  • En entreprise : fort de son expérience, ce professionnel peut piloter le pôle comptabilité et/ou juridique d’une structure.
  • À son compte : au fil de son expérience, ce professionnel aura réussi à constituer un carnet d’adresses riche, lui permettant de monter son propre cabinet de consulting.

L’évolution dite « horizontale » est également envisageable, à travers l’acquisition d’une expertise spécialisée, par exemple dans un type d’impôt spécifique ou en fiscalité internationale.